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Ce manager de crise mènera un audit des processus de gestion interne et sur les faits dénoncés, afin de rendre un rapport "à bref délai". "J'envisagerai ensuite des mesures de tutelle spécifiques", a indiqué le ministre Dermagne, qui précise avoir pris cette décision avec le ministre-président wallon Paul Magnette, par ailleurs bourgmestre en titre de Charleroi.Le ministre, qui répondait en plénière à une question de Pierre-Yves Jeholet (MR), invite toutefois à la prudence vu le caractère anonyme des accusations parvenues lundi soir au CA de l'intercommunale. Il souligne aussi que les administrateurs ont immédiatement transmis le courrier au parquet.L'e-mail anonyme pointe notamment des marchés publics qui auraient donné lieu à des pratiques de corruption, ainsi que la responsabilité de Philippe Lejeune, directeur des hôpitaux de l'ISPPC et bourgmestre de Merbes-le-Château, qui rejette les accusations.L'ISPPC avait déjà été au centre d'une polémique sur les rémunérations de ses dirigeants et les jetons de présence pratiqués. Une enquête de l'administration Dermagne est toujours en cours.Actuellement en mission au Sénégal, le ministre-président wallon et bourgmestre empêché de Charleroi, Paul Magnette, a appelé à faire "toute la lumière sur les faits qui font l'objet d'une dénonciation anonyme"."Nous devons agir vite et avec la plus grande fermeté. Dès aujourd'hui, nous avons pris la décision avec le ministre Dermagne d'envoyer un manager de crise à l'ISPPC. Je ne veux pas préjuger de son travail ni celui de la justice. Mais je le dis sans détour. Ici comme ailleurs, je ne transigerai pas avec les exigences de bonne gouvernance", conclut M. Magnette.