Vincent Claes
Vincent Claes
Rédacteur en chef journal du Médecin
Opinion

22/06/17 à 13:16 - Mise à jour à 13:17

Immobilisation générale

On savait que l'approche des élections communales (en 2018) et législatives (2019) allait ralentir le travail législatif et la prise de décisions par les élus. En Wallonie, depuis des semaines, certains craignent que plus rien ne bouge au niveau des réseaux hospitaliers publics avant les élections communales. Les candidats locaux ont trop peur d'agacer leurs électeurs en prenant des décisions peu populaires.

Immobilisation générale

© BELGAIMAGE

L'annonce par Maggie De Block (Open Vld) (lire jdM 2499) et Maxime Prévot (cdH) de retourner administrer directement leurs terres, Merchtem et Namur, donne à penser que ces deux bosseurs vont progressivement ralentir la cadence ministérielle pour préparer leur campagne locale. La concrétisation de plusieurs dossiers importants aux niveaux fédéral et wallon risque de pâtir de cette démobilisation. Un ralentissement attendu, classique. C'était compter sans la " créativité" du cdH. Benoît Lutgen a décidé subitement de remettre à plat la composition des gouvernements bruxellois, wallons et de la Fédération Wallonie-Bruxelles en créant de nouvelles alliances. Ce "coup de frein" risque de mobiliser l'énergie des politiciens durant les semaines qui viennent. Le temps de composer les nouvelles coalitions, de mettre en place les futurs gouvernements, de s'accorder sur les politiques... et on sera déjà en 2018, en ordre de bataille pour les élections communales, avant de préparer les législatives... Que de temps perdu pour finaliser ou implémenter des politiques concrètes et durables. Dans notre secteur, tout le monde réclame des plans pluriannuels. Qui va les mettre en place durant les prochaines années ?