Examen d'entrée validé : beaucoup d'appelés, peu d'élus ?

20/04/17 à 11:19 - Mise à jour à 16:46

Source: Le Journal Du Médecin

Le Gouvernement de la Fédération Wallonie Bruxelles (FWB) a validé le programme de l'examen d'entrée en médecine (et dentisterie) hier mercredi. Il se décline entre sciences exactes et approche "humaniste". Un examen en forme de couperet au vu des exigences.

Examen d'entrée validé : beaucoup d'appelés, peu d'élus ?

© BELGA

Une première partie concerne les matières scientifiques. Et au premier chef la chimie.

Le candidat, explique Jean-Claude Marcourt, ministre de l'Enseignement supérieur de la FWB, devra "montrer sa capacité à analyser et à décrire une structure chimique pour en retirer les paramètres significatifs, en utilisant un vocabulaire et une syntaxe adéquats. Il doit être capable d'en proposer une description sous forme de texte. Il devra également montrer sa capacité à la compréhension mais aussi à la réalisation (graphiques) et l'abstraction d'un ensemble de données ou d'informations pour en dégager les éléments essentiels. Il devra être capable de transformer les données verbales en schéma et en équation(s)".

Il s'agit comme pour la partie "physique" de notions certes de base pour un futur scientifique mais assez larges correspondant à ce qu'on estime comme prérequis à l'issue des Humanités telles les notions de mole, masses atomique et moléculaire relatives, nombre d'Avogadro, masse volumique mais aussi la structure de la matière.

S'y ajoutent en biologie, les notions autour de la cellule, la distinction entre vivant et non-vivant, la génétique-hérédité, l'évolution, les virus, les espèces, l'évolution de l'homme, etc. Dans ce cadre interviennent aussi des notions d'écologie (dont la modélisation d'un écosystème). La physique se décline en partie biomécanique (grandes lois physiques comme celle de Newton, les forces, le travail et l'énergie, les ondes, l'optique, la lumière, l'électricité, etc.). Enfin, en mathématiques, les notions d'algèbre, de trigonométrie et de géométrie feront partie de l'examen. Mais aussi des notions de statistiques.

Dimension humaniste

A côté de ces notions assez fouillées, l'examen prévoit de tester la dimension "humaniste" de la pratique médicale (et dentaire). Quatre parties au programme qui correspondent mutatis mutandis à la démarche d'un médecin face à son patient : Recueillir les symptômes (ce dont le patient se plaint, par exemple une douleur). Contextualiser ces informations : tenir compte de l'âge, du sexe, des antécédents, du mode de vie, etc. "Interpréter les éléments ainsi recueillis en émettant des hypothèses quant à la localisation de la ou des lésions et quant à leur nature (inflammation, infection, tumeur bénigne ou maligne, problème psychopathologique,etc.)." Tester ces hypothèses et les hiérarchiser. Enfin, "traiter le patient (médicament, opération chirurgicale, radiothérapie, psychothérapie, prise en charge des assuétudes, etc.)..."

Un examen très ambitieux donc et qui pourrait déboucher sur une hécatombe. Pour le savoir : rendez-vous aux alentours du 8 septembre prochain...