En RDC, opérer à la lumière d'une lampe de poche ne relève pas de la fiction

04/10/18 à 10:32 - Mise à jour à 10:31

En République démocratique du Congo (RDC), opérer à la lumière d'une lampe de poche ne relève pas de la fiction. Le manque d'électricité, d'eau ou encore de médicaments ne permet pas d'offrir aux Congolais un système de santé efficace, s'alarment les ONG belges Médecins sans vacances, Médecins du monde et Memisa. Elles lancent jeudi une campagne de sensibilisation intitulée "Inimaginable en Belgique, une réalité en RD Congo".

En RDC, opérer à la lumière d'une lampe de poche ne relève pas de la fiction

© BELGA

"Une panne d'électricité frappe un hôpital lors d'une opération critique." En Belgique, ce titre ferait la une des journaux et outrerait la population. En RDC, c'est une réalité, expliquent les trois ONG. "A Mwanza, il n'y a pas d'électricité", témoigne Christian, infirmier en chef, aux trois organisations. "Sans les panneaux solaires, nous devrions encore opérer à la lueur de lampes de poche."

L'approvisionnement en eau pose également problème. "Environ 49 millions de Congolais doivent marcher au moins 30 minutes chaque jour pour trouver de l'eau potable", soulignent Médecins sans vacances, Médecins du monde et Memisa, en se basant sur des chiffres de l'Organisation mondiale de la Santé et du ministère de la Santé congolais.

La RDC souffre en outre d'une pénurie de médicaments. Le pays ne compte par ailleurs "qu'un médecin pour 10.000 habitants, soit 30 fois moins qu'en Belgique".

Pour alerter les Belges sur cette situation d'urgence, les ONG lancent leur campagne "Inimaginable en Belgique, une réalité en RD Congo".

"Nous avons confronté les patients d'une salle d'attente d'un service médical à Bruxelles à des situations inédites comme l'absence d'eau courante ou la pénurie de médecins", explique Inge Weber, directrice de Médecins sans vacances, citée dans un communiqué. Lorsque le médecin annonce qu'il n'y a plus d'eau potable ou qu'une panne d'électricité survient, l'incompréhension règne auprès des patients. "Nous voulons ainsi montrer le contraste frappant entre les deux systèmes de santé."

Plus d'infos sur le site santepourtous.be.