Élections médicales 2018 : moins d'un médecin sur quatre a voté

04/07/18 à 15:56 - Mise à jour à 16:34

Le verdict est tombé. Après un faux départ, les élections médicales se sont terminées mardi à minuit. Les syndicats se sont bien défendus durant une campagne riche et animée, mais les votants ont manqué à l'appel. Seuls 12.139 médecins ont participé à ce scrutin, nettement moins que lors des dernières élections, soit 23,9%. En 2014, 37,4% des médecins avaient voté.

Élections médicales 2018 : moins d'un médecin sur quatre a voté

© AFP

Il y a quatre ans, 7.852 généralistes et 9.548 spécialistes avaient exprimé leur préférence syndicale. En 2018, 5.385 médecins généralistes et 6.754 spécialistes ont voté. L'Absym regagne un siège en médico-mut (sept au total), le Cartel se maintient à trois sièges et ADDM perd un siège (trois au total). Par rapport à 2014, l'AADM ne réitère par son effet surprise.

Réunis à l'Inami, les présidents des trois syndicats ont justifié la baisse de participation à ce scrutin.

Élections médicales 2018 : moins d'un médecin sur quatre a voté

Phénomène sociétal

Paul De Munck, président du GBO (Cartel), pointe "un phénomène sociétal global. Cela pose un problème en termes de représentativité participative. Et la presse médicale et les organisations médicales se sont mobilisées pour inviter les médecins à voter. Peut-être que certains médecins sont déçus du combat syndical et de la lenteur des réalisations."

"Tous les problèmes que nous avons connus au niveau technique lors du début des élections ont joué", commente Marc Moens, président de l'Absym. "La poste a également posé problème. Elle a travaillé lentement. Des lettres ont été perdues. Nous avons eu le témoignage de nombreux membres qui avaient perdu ou n'avaient pas reçu leur token. Nous avons fait beaucoup d'efforts pour pousser nos membres à voter. Il y a aussi une évolution sociologique, à l'instar de celle qui touche les syndicats généraux. Le principe de défense de la profession est moins fort qu'avant".

"La rigidité du système joue aussi", commente le Dr Roel Van Giel (AADM). "De grands espoirs avaient été émis lors des dernières élections, mais le changement prend du temps."