Cancer du sein: la Société belge de radiologie déplore la mise en veilleuse de l'arrêté

14/03/18 à 09:52 - Mise à jour à 09:51

La société belge de radiologie (SBR) déplore la mise en veilleuse de la nouvelle nomenclature en matière de dépistage du cancer du sein qui aurait en principe dû entrer en vigueur le 1er avril prochain, indique-t-elle mardi dans un communiqué. La SBR, qui se dit stupéfaite du remous que cet arrêté suscite, estime que cela n'est "certainement pas sans lien avec la vague de désinformation qui s'est récemment propagée sur les médias sociaux".

Cancer du sein: la Société belge de radiologie déplore la mise en veilleuse de l'arrêté

© AFP

Les radiologues y voient aussi un signe de "confusion qui existe encore dans bien des esprits entre les examens médicaux qui s'inscrivent dans un cadre diagnostic et ceux qui touchent à la prévention du cancer du sein".

La SBR rappelle ainsi que le diagnostic est indiqué chez les femmes qui présentent des symptômes susceptibles de trahir une tumeur mammaire (présence d'une "boule" dans la poitrine, par exemple). Par contre, souligne encore la société belge de radiologie, il en va tout autrement dans le cadre de la prévention. Les femmes qui se présentent pour un examen de dépistage n'ont aucun symptôme et l'immense majorité d'entre elles (plus de 99%) ne souffrent pas non plus d'un cancer du sein.

Or, toujours selon la SBR, de nombreuses études scientifiques sont parvenues à la conclusion que le modeste bénéfice supplémentaire obtenu en termes de détection de tumeurs supplémentaires en associant à la mammographie de dépistage d'autres techniques (telles que l'échographie) ne fait pas le poids en regard du nombre important de "fausses alertes". L'adaptation récente de la nomenclature en radiologie mammaire répondait à ce consensus scientifique, estime la SBR.