Accord médico-mut : l'Absym fait pression

22/11/17 à 11:02 - Mise à jour à 11:05

Source: Le Journal Du Médecin

Pour l'Absym, l'indexation linéaire des honoraires médicaux est " une condition essentielle à la conclusion d'un nouvel accord ". Une indexation sélective serait un casus belli. Deux autres ombres planent au tableau des futures négociations : les pannes régulières des systèmes liés à e-Health qui alimentent la méfiance des médecins vis-à-vis de l'informatisation des soins de santé et la réforme de l'accréditation qui ne peut être un moyen d'économiser.

Accord médico-mut : l'Absym fait pression

© BELGA

En médico-mut lundi, on a appris que sur la masse d'index de 149,62 millions d'euros, les médecins doivent contribuer pour 35,86 millions d'euros. "Le montant de 113,76 millions qui reste doit servir à l'indexation de 1,277 % des honoraires", pointe l'Absym. "Une proposition alternative de Jo De Cock, Président de la médico-mut, d'indexer de 1,5 % certaines prestations et de ne pas indexer du tout une série d'autres prestations, n'est pour l'ABSyM tout simplement pas acceptable."

Deuxième gros problème : eHealth, MyCareNet tombent régulièrement en panne. Cela entretient la méfiance des médecins vis-à-vis de l'électronique (lire également notre édition papier de vendredi prochain). L'Absym insiste "pour que l'entrée en vigueur de la prescription électronique obligatoire coïncide avec l'utilisation obligatoire du dossier médical électronique dès 2020. Tant que les autorités ne peuvent garantir un Service Level Agreement (SLA) de 99,9% pour chaque élément du système, la méfiance restera. Un SLA de 99 % par exemple signifie 3 à 4 jours de panne de serveurs. Ceci est inacceptable."

Troisième pierre d'achoppement : la réforme de l'accréditation. Si on utilise celle-ci à des fins d'économies budgétaires (par exemple pour des recherches afin d'expliquer les différences d'honoraires entre des consultations pour les médecins accrédités et des prestations médico-techniques), c'est un casus belli également.