14% des jeunes médecins français ont pensé à mettre fin à leurs jours

02/02/17 à 10:39 - Mise à jour à 15:15

Source: Le Journal Du Médecin

En mai 2016, une étude du Conseil national français de l'Ordre des médecins avait publié les résultats inquiétants d'une enquête auprès de 1.079 jeunes médecins (carabins et internes). L'enquête concluait en effet que 14% des sondés avaient pensé à mettre fin à leurs jours. C'est pourquoi les structures étudiantes et l'association des chefs de clinique lancent une nouvelle enquête cette année. Toutefois, parmi les non-médecins, un jeune sur sept (14%) a également ce type de pensées morbides.

14% des jeunes médecins français ont pensé à mettre fin à leurs jours

doctor holding a syringe with new synthetic drug mixed with blood © © merzavka

Le Quotidien du médecin indique qu'en 2013 déjà, une enquête auprès de 7.200 jeunes réalisée par l'ANEMF (étudiants en médecine) concluait que "47,02 % des étudiants ressentent le besoin d'être aidé psychologiquement. Les masters 3 et masters 4 sont plus nombreux à ressentir ce besoin d'aide que les étudiants en début de cursus", notait-elle.

"L'enquête à destination des externes, internes, chefs de clinique assistants, assistants hospitalo-universitaires et assistants spécialistes portera sur les épisodes dépressifs, les troubles anxieux, l'addiction et l'état de stress post-traumatique", souligne le Quotidien du médecin. Une étude internationale publiée fin 2016 dans le JAMA avait estimé à 11,1 % le risque suicidaire chez les étudiants en médecine et 27,2 % la dépression ", rappelle le Quotidien.

Toutefois, les tendances suicidaires ne sont pas l'apanage des non-médecins, note Le Figaro. "Il y aurait 50.000 tentatives de suicide de jeunes de moins de 24 ans par an en France, et 600 morts déclarées. Un adolescent sur sept serait en souffrance. Les jeunes filles de moins de 19 ans sont particulièrement concernées. Sur les neuf premiers mois de 2016, les bénévoles ont enregistré 13 % d'appels supplémentaires évoquant le suicide, par rapport à l'année précédente : + 11 % au téléphone et + 49 % via le chat, majoritairement utilisé par les jeunes et les femmes. Et la tendance se confirme depuis 2013."